Oser partir

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Quand l’attente devient trop lourde

Il y a des soirs où tout semble léger, et d’autres où chaque absence devient pesante, chaque geste se transforme en tension, chaque mot non-dit s’alourdit dans le cœur.
On attend, encore et encore, que la présence, l’écoute, la bienveillance arrivent, juste un peu.
On attend que le « faire » incessant de l’autre devienne ne serait-ce qu’une heure un état d’être.
On mesure, on ajuste, on se plie, on attend que le monde autour s’aligne enfin avec ce qui fait vibrer notre âme.
On attend en silence pour éviter les heurts mais en vain.

Le point de bascule

Il y a ces fissures, si petites, si insignifiantes qui s’accumulent avec le temps : des gestes qui pèsent, des regards qui glissent, des mots qui n’existent plus.
Chaque concession est un souffle retiré, chaque silence une respiration qu’on oublie de prendre pour soi.
Petit à petit, l’énergie s’épuise. La flamme vacille, le cœur se serre.

Alors vient ce moment où la colère gronde, juste ce qu’il faut, pour marquer la limite, contenue pour ne pas blesser.
Et l’évidence s’impose, dans une clarté douce et implacable.
On se lève, on rassemble ce qui nous appartient, et on comprend que l’endroit où l’on se tenait n’accueille plus notre lumière.
On part, non pas pour fuir, mais pour quitter ce tumulte, pour se retrouver, pour respirer pleinement, pour protéger ce souffle qui nous rend vivant.

Le souffle retrouvé

Puis la tristesse a coulé, lente et chaude, lavant les souvenirs accumulés, les attentes non comblées, les silences pesants, comme une pluie qui purifie.
Un calme étrange s’installe, profond, léger comme une respiration retrouvée après une tempête.
Il n’y a plus de tension, plus de poids sur la poitrine, plus d’attente : juste l’espace de soi, ouvert, vaste et intact.
On sent la vie revenir dans chaque geste, dans chaque souffle, chaque frisson. Le corps retrouve son propre élan, l’âme sa clarté.

Partir devient alors un geste simple, naturel, presque tendre envers soi-même.
On accepte que certaines présences ne puissent pas recevoir ce que l’on porte.
On choisit sa clarté plutôt que de continuer à se perdre.
On apprend à se protéger, à se respecter, à s’honorer,
On ne fuit rien. On se choisit, on respire.

Le retour à soi

Chaque pas, chaque silence, chaque instant de ce vide révèle une vérité silencieuse : la lumière qui brûle en nous ne peut jamais être diminuée par l’ombre des autres.
Elle s’élève, tranquille, sans jugement, sans excuses. La paix s’installe, douce, profonde, entière.
On sait que ce geste, cette distance choisie, n’est ni faute ni honte.
C’est la paix retrouvée, la vérité du cœur, le retour à soi, la certitude que l’on peut aimer sans se perdre, que l’on peut respirer, libre et entier, dans sa propre lumière.

Et vous… ?

Peut-être qu’en lisant ces mots, quelque chose résonne.
Un frémissement discret, une vérité que vous portez depuis longtemps, un appel à vous choisir enfin.
Parfois, il suffit d’une phrase pour que l’on sente que le moment est venu de se relever, de se respecter, de cesser de s’effacer pour laisser la vie reprendre sa juste place.

Si vous sentez que ce passage vous ressemble, si vous traversez un espace où tout semble se dénouer ou s’écrouler, si vous avez besoin d’un regard bienveillant pour éclairer votre chemin…

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Je marcherai à vos côtés avec douceur, sans jugement, avec cette présence qui ouvre, qui apaise, qui soutient le retour à soi.

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