Catégorie(s): Coaching, Développement
Reconnaître ce qui ne me convient plus
Je ne sais pas exactement quand cela a commencé.
Peut-être au détour d’un silence, peut-être un matin où tout semblait pareil… mais où quelque chose, en moi, avait déjà bougé.
Un infime déplacement, presque imperceptible, comme si une ligne intérieure se mettait à vibrer différemment.
Au début, je n’ai pas su le nommer.
J’ai juste ressenti ce léger malaise, ce frottement entre ce que je vivais et ce que je sentais juste.
Et puis il y a eu ce moment — subtil, décisif — où j’ai senti que je me plaquais contre un rôle qui ne me correspondait plus.
Non pas par résignation… mais par habitude.
Alors j’ai laissé venir ce qui demandait à se dire.
J’ai laissé vivre la femme en moi qui ne veut plus se réduire, plus se rapetisser, plus se faire transparente pour maintenir la paix autour d’elle.
Ce n’est pas une question de bonté ou d’intention, mais d’espace, de rythme, de vibration.
Les mémoires qui résonnent
Il y a des moments où je me sens étouffée, comme si mes élans, ma sensibilité, ma vérité intérieure n’avaient pas assez de place pour respirer.
J’ai vu mes résistances, mes peurs, mes anciens réflexes de “douce rebelle” qui rouspète mais ne s’affirme pas vraiment.
J’ai vu mes hésitations à dire “non”, à dire “stop”, à dire “ici, ce n’est plus juste pour moi”.
Ces ressentis ne sont pas nouveaux. Ils me ramènent à des mémoires plus anciennes, à des instants où j’ai dû protéger mon souffle, mon cœur, ma vie.
Je me souviens de cette peur, de ce frisson de danger, de l’étouffement que j’avais connu.
Aujourd’hui, ce n’est plus pareil. Mais le corps, la mémoire, le cœur, se souviennent.
Apprendre à me choisir
Et j’ai compris une chose essentielle : je n’étais pas appelée à être rebelle.
J’étais appelée à prendre ma place. Une place qui ne vole rien à personne.
Une place qui ne fait pas d’ombre mais éclaire.
Une place où ma voix ne tremble pas, où mon geste est sincère, où ma présence est pleine.
Alors j’apprends à me choisir. À poser mes limites avec douceur et fermeté.
À respecter mon rythme, mes besoins, mes moments d’élan et de silence.
À accueillir ce qui vibre en moi, même si cela ne se comprend pas immédiatement, même si cela bouscule l’habitude.
Oser exister pleinement
Je ne prétends pas savoir exactement où je vais. Mais je sais où je ne veux plus être.
Et je sais que chaque fois que j’ose me choisir, un espace s’ouvre.
Je choisis d’être pleinement moi, de respirer, de vibrer, de partager, de marcher dans la relation avec tout ce que je suis, sans perdre ma lumière.
Et dans cet espace que je me crée, je découvre la beauté d’une présence qui ne s’impose pas, qui accueille, qui aime, simplement et profondément.
C’est dire « oui » à ce qui me nourrit, « non » à ce qui m’étouffe, et ressentir la liberté de chaque décision, dans la paix intérieure.
Et vous… ?
Oser exister, même dans les bras de quelqu’un que l’on aime, c’est s’autoriser à respirer, vibrer, parler, ressentir, être pleinement soi.
C’est créer un espace où notre présence est pleine, sincère, vivante.
Et parfois, cette place réclame de l’air, du silence, du recul — et cela n’enlève rien à l’amour que nous portons.
Quand vous êtes-vous vraiment choisis pour la dernière fois ?
Pour sentir votre énergie circuler, pour honorer vos élans, vos besoins, votre vérité intérieure ?
Oser sa place, c’est offrir à l’autre la possibilité de nous rencontrer tels que nous sommes, et s’offrir à soi-même la liberté d’être pleinement.
Contactez-moi
Si vous sentez qu’il est temps de retrouver votre place, de respirer et d’exister pleinement, je vous accompagne avec douceur et justesse.
N’hésitez pas à me contacter pour en parler et cheminer ensemble.
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